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 Svenia (fini)

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Svenia Brüner
Serveuse au Black Mirror
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Féminin
Nombre de messages : 17
Age : 25
Pouvoir : manipulation de la gravitée
Clan : La Secte Rouge
Date d'inscription : 27/09/2008

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MessageSujet: Svenia (fini)   Sam 27 Sep - 11:22

Informations Personnelles


[*] Nom : Brüner
[*] Prénom :Svenia

[*] Âge : 25 ans
Date de naissance : 6 juin 1983
Groupe Sanguin : O-

[*] Sexe : féminin
Nationalité : allemande
[*] Langue(s) parlée(s) : Allemand, anglais, et quelques rares mots de français

[*] Clan : La secte rouge
[*] Emploi: serveuse au black mirror
Voix : Ma voix… une petite voix fluette assez discrète, je ne parle pas fort, je ne parle jamais fort…Et je n’hurle que rarement, il faut tendre l’oreille pour m’entendre.
Parfum : Un très léger parfum fleuri, indéterminé, une sorte de mélange issu d’un bouquet de ces jolies fleurs peu parfumées.
Objet Fétiche : une chaînette en or sur laquelle pend un minuscule crucifix.
Chiffre chanceux : 6
Alcool : je suis un vrai gouffre, je n’aime pas particulièrement les alcools forts, mais j’englouti des litres et des litres de bière par jour, étonnamment l’alcool ne m’a jamais vraiment affectée ni engourdie comme on me l’avait tant répété. Je n’ai donc jamais eu de vraie gueule de bois ni de vomissement. Evidemment lorsque je dépasse les limites je me sens bizarre et dans ce cas là je déblatère un tas d’âneries sans aucun sens.
Drogues et cigarettes : contrairement à l’alcool, je ne supporte ni l’une ni l’autre. La première me donne d’horribles maux de crâne et la seconde me donne envie de vomir
Couleur préférée : le violet
Saison détestée : l’été
Le pouvoir qu'il aurait voulu posséder : aucun
Ne s'ennuie pas de : sa famille
Hobbie(s) : boire
Maladie(s) : non

Pouvoir

Nom de Code:
On me regarde, on m’examine, j’ai la forte impression qu’on m’évalue avec une moue pessimiste. Et je n’aime pas ça. L’homme prend parole.
« Il te faut un nom de code… »
Je l’observe en sourcillant, il se croit dans X-men ou quoi ? Un nom de code, je ne suis pas un putain d’agent secret, ça sert à rien… Avec un sourire ironique j’annonce de ma petite voix.
« Sparadrap ! »
Le gars me regarde comme si j’étais une extraterrestre, je lis dans ses yeux sa question informulée : sparadrap ? C’est quoi ce nom pourri ? Je m’explique alors d’un air vexé.
« Bah oui… Sparadrap…T’as jamais vu papi fait de la résistance ? Achète toi une culture mon gars… »
Je parlais tout en désignant mon œil bandé comme si la relation entre le mot et ma personne était si logique, en tout cas le jeu de mot m’amusait beaucoup. Il secoue la tête en réfléchissant, vue que je n’étais pas capable de me débrouiller toute seule il trouverait à ma place…
« Earth… »
« Hein ? »
« Bah oui, Earth, ton pouvoir est lié à la Terre non ? »

J’haussai vaguement les épaules… Je préférais de loin mon idée, mais apparemment je n’avais pas ma voix au chapitre…

Description du pouvoir : Mon pouvoir… Un petit cours de physique pour tous les incultes : l’attraction terrestre, vous savez ce qui fait que quand vous trébuchez, vous vous éclatez lamentablement le nez contre le bitume du trottoir au lieu de vous envoler… ou encore ce qui permet de sauter du haut d’un immeuble pour pouvoir se suicider. Et bien voilà, je peux l’augmenter c’est-à-dire que plus il est fort, plus la difficulté pour se déplacer se ressent, donc l’idéal est de l’augmenter jusqu’à ce que son adversaire ne puisse plus faire un pas ou l’affaiblir jusqu’à ce qu’elle soit presque nul, donc que la moindre tentative pour faire un pas vous propulse dans les airs. Comme quand vous êtes sur la lune…

Force(s) : Je peux augmenter l’attraction terrestre à un tel point que je peux écraser mon ennemi, ses propres cheveux deviennent si lourds qu’il s’explose tout seul contre le sol. A contrario, je peux la baisser à tel point que si je suis poursuivie, ou bien je m’envole, ou bien l’autre s’envole, et ce n’est pas très pratique de se diriger dans les air quand on n’a pas d’ailes.

Faiblesse(s): Evidemment je subi moi aussi les effets de ces changements de gravitée, évidemment bien moins forts que pour mon entourage, mais tout de même, j’évite donc de trop l’augmenter quand c’est possible. De plus je ne peux l’utiliser que dans un périmètre assez limité autour de moi et pas seulement sur une personne précise. Peut être un jour ? Mais pour le moment si je veux sauver un acolyte en danger (chose dont je doute d’avoir envie…) je le tuerai en même temps que ses ennemis…

Extérieurement


[*] Description physique : Je suis petite, pas minuscule non plus, mais plus petite que la moyenne. En réalité ça m’arrange, j’aime me faire discrète, et me faufiler là où personne ne peut me suivre. Oui ma taille m’arrange, mais évidemment j’ai l’apparence d’une gamine de 18 ans…
J’aurai pu être jolie si je n’avais pas eu un œil aveugle, il me dégoutte à un tel point que je le dissimule sous des bandages, il est souligé d'une cicatrice elle aussi dissimulée par ces énormes pansements. Lorsque je le 'perdis' ma mère m'assura que ce n'était pas si laid, un voile était tombé dessus mais après tout il étair encore là. Mais ces excuses ne me réconfortérent jamais.
Mon autre œil me mange une partie du visage, un immense œil vert démesuré par rapport au reste de ma personne, par exemple mon nez est proportionnel au reste : un minuscule nez arrondi comme il faut, comme un nez de poupée en porcelaine. Et ma bouche est fine, avec de minces lèvres légèrement pincées. Les rares fois où je souri, des faussettes se creusent au coin de mes lèvres.
Non décidément je ne suis pas belle, en plus je suis trop pale, j’ai une peau très blanche, en réalité je ne peux pas bronzer : je supporte très mal le soleil. Sûrement parce que je suis rousse.
Ah ! D’ailleurs : mes cheveux… De longues mèches rousses inégales pendouillant tout autour de mon visage. Avec une frange me recouvrant pratiquement tout le front et une partie des ‘yeux’. J’ai des cheveux mi-longs qui me tombent sur le cou en mèches éparses.
Quant au reste de ma personne, je suis assez frêle de nature. Je ne ressemble pas à grand-chose, on a l’impression en me voyant que le moindre courant d’air m’emporterai. Voilà ce qui m’handicapât le plus quand je me trouvât seule dans ce monde où seule la loi du plus fort règne.
J’ai de petites mains aux longs doigts arachnéens et un corps de poupée. Je suis trop mince, si ce n’est que je suis maigre. C’est franchement laid mais je n’arrive pas à prendre un kilo. Pourtant je mange comme trois ! Je suis sûrement une particularité de la nature…

[*] Manière de s’habiller : Pour être franche, je prend le premier truc qui me passe sous la main quand j’ouvre mon placard le matin. Placard qui est composé de vieilles chemises ayant appartenues à mon frère et de divers vêtements m’ayant été offerts ou ayant été achetés durant les soldes (moins c’est cher dans le magasin, plus ça a de chance de se retrouver dans mon armoire. Armoire d’ailleurs extrêmement mal rangée, (mon sens du rangement s’arrête à ce qu’aucun vêtement ne traîne par terre, donc ils sont jetés en boule au fond de mes meubles de chambre. Le seul lien entre tous ces vêtements est que le haut est invariablement trop grand pour ma taille au niveau des manches. J’aime dissimuler mes mains que je trouve trop grandes.
Donc si on devait faire un résumé de ma façon de m’habiller ce serait de chemises aux manches démesurément longues et de vieux jeans troués et délavés, et à l’occasion de jupes (plus rares).
Les couleurs sont sobres, (noir, gris, blanc, violet foncé) et foncées. Et la seule tenue à peu près propre est gardée pour les grandes occasions, c’est un tailleur noir propre et repassé soigneusement rangé quelque part dans mon minuscule appartement. Je n’ai pas souvenir de l’avoir mis un jour, mais on ne sait jamais…

Nombre de piercings : aucun
Tatouages : une carte représentant le joker sur l’arrière de l’épaule droite

Intérieurement


[*] Description psychologique : Comment me décrire ? Déjà un caractère pessimiste. Ah ? Un groupe rival arrive ? Bon bah on va se faire défoncer la gueule… Adepte aussi de l’ironie et des petites (et grandes) moqueries, je n’hésite pas à dire ce que je pense quand j'en ai envie.
Assez lunatique j'enverrai balader un ‘camarade’ en prétendant que je ne suis pas d’humeur et cinq minutes plus tard j'exploserai de rire à une blague pas drôle d'un de mes compagnons de beuverie du moment.
De même je n’ai que rarement d’idées fixe sur une chose ou une autre et je retourne ma veste aussi souvent que possible.
Mais une chose m’agace invariablement : ce sont les questions. Rien de plus énervant que quelqu’un de trop curieux. Et ce qui m’énerve encore plus, ce sont les questions au sujet de mon œil.
Méfiante par nature je ne m’attache à personne et personne de mon entourage ne peut être qualifié ‘d’ami’, j’ai des ‘relations’ mais pas d’amis.
Lorsque je suis dans un bar j’ai tendance à avoir le rire facile, mais à l’extérieur je redeviens discrète et réservée.
A la fois sadique et masochiste, j’éclate de rire lorsque quelqu’un se fait mal et je n’essai pas vraiment de m’éviter des situations difficiles.
J’ai une peur phobique des araignées (oui je sais, c’est cliché mais je me bloque dès que j’en vois) et j’adore siroter une bière devant Futurama, vouant un véritable culte à Bender…
Alors suis-je méchante ? Suis-je gentille ?
Pour moi ces notions sont abstraites, il n’y a pas de méchants, il n’y a pas de gentils, nous sommes ce que nous sommes, il ne faut pas chercher plus loin…


Goûts Culinaires : La cuisine… J’ai toujours été très douée pour l’avaler, mais quand il s’agit de se mettre aux fourneaux, une vrai catastrophe ! En fait je n’ai pas de goûts particulièrement définis : c’est de la nourriture ? Donc ça se mange, j’ai même tenté la madeleine moisie ayant traînée trois mois sous un bureau… J’avoue que ce n’est pas terrible (ça sent le vécu). Il est vrai que j’ai une légère préférence mon tout ce qui est épicé, j’apprécie toujours d’aller à un resto mexicain et de prendre la sauce ‘méga forte’. Je préfère le salé au sucré, et m’enfile volontiers des paquets de chips à moi toute seule. Quoi que j’apprécie aussi les bonbons acidulés. Je voue un véritable culte à la moutarde, mon met préféré étant d’en tartiner plus que de raison sur un bout de pain. Pour certains c’est le nutella, moi c’est la moutarde. Je m’en engouffre à m’en faire peter la panse, et évidemment ça finie souvent en crises de foie.
Goûts Musicaux : Je hais littéralement tous les ‘chanteurs’ balançant leur texte sur un fond de boite à rythme assommant. Ce qu’on appelle littéralement : les rappeurs. Sois disant de la musique… J’aime assez le classique, Debussy faisant partie de mon répertoire dans les premières classes. Je trouve ça reposant, ça me calme. Je supporte le rock, n’aime pas le reggae. Le métal…ça dépend, j’aime assez NightWish… Enfin bref.
[*] Relations avec les autres : Hein ? Inexistantes…Hum…non pas vraiment, disons que je n’aime pas les autres, et ils me le rendent assez bien. J’ai toujours été assez solitaire et je suis trop lunatique pour qu’on s’attache à moi. Comment pourrait-on devenir ami avec une personne douce comme un agneau à un moment, et violente cinq minutes plus tard ? Non décidément je n’aime pas la société.
Nombres de relations amoureuses sérieuses : Aucune


[*] Hors jeu

Comment avez-vous découvert le forum ? Sur un top rpg où est inscrit un autre rp où je suis…
Ce qui vous a attiré ? l’avatar de murphy l’histoire et beaucoup le titre du forum Very Happy
Commentaire(s) : Je suis patate masquée la justicière masquée bwuahahaha


Dernière édition par Svenia Brüner le Mar 30 Sep - 15:03, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Svenia (fini)   Lun 29 Sep - 10:32

Histoire



Je suis née pendant les années 80, ah ! La belle époque. L’époque du rock, j’m’en fout j’aime pas ça…En fait je serai bien née quelques siècles plus tôt. Mais bon de toute façon on ne peut rien y faire.

Oui donc… Je ne me souviens pas vraiment de tout… On dirait un peu les images floues d’un rêve dont on se souvient vaguement en se levant le matin, jusqu’à les oublier en allant se brosser les dents. Mon histoire commence dans les quartiers de la petite bourgeoisie d’Hambourg. Mon père, Aleksander était un petit notaire gagnant assez bien sa vie, ma mère, Anita une femme au foyer se complaisant assez bien dans ce rôle. Ils s’étaient rencontrés au marché, allez savoir ce que mon père foutait dans ce lieu de bonne femme ? En tout cas ce fut le coup de foudre. Passons les détails ennuyeux d’une cour affligeante de banalité. Ils se marièrent peu de temps après leur rencontre, et de leur union naquit la fierté de mon père : Alekseï, un garçon, l’aîné. Je n’arrivai que deux ans plus tard, beaucoup moins attendue que mon frère, mais cependant aimée. Tout du moins par ma mère.
Ma mère… Une petite femme corpulente aux bonnes joues rouges se creusant volontiers d’un sourire accueillant. Non, ma mère n’était pas une belle femme, cependant une sorte de chaleur bienveillante se dégageait d’elle, j’ai toujours bien aimé Anita.
Mon père, un homme mince et élancé, aux cheveux grisonnants avant l’âge. Aussi sec que son apparence le laissait à penser. La nuit comparé au soleil rayonnant qu’était ma mère. Cet homme rigide n’accordait d’attention qu’à mon frère, et n’accordait ses sourires creusant de jolies pattes d’oies au coin de ses yeux, le rajeunissant de 10 ans, qu’à mon aîné.

Je me souviens vaguement de notre petite maison, un petit nid toujours propre, brillant de tous les côtés. S’il n’y avait eu un épais tapis qui se trouvait être le summum du mauvais goût, je suis certaine que j’aurai pu voir mon reflet dans le parquet ciré aussi bien que dans le petit miroir de ma minuscule chambre.
Ma chambre, étonnamment, ou peut être pas, c’est la pièce dont je me souviens le mieux. Un débarra dont le contenu avait été vidé dans le grenier, les murs avaient été peints d’un horrible rose bonbon, mais je m’en accommoda vite, de toute façon je n’avais pas le choix. Un lit aux draps d’un blanc immaculé, toujours fait, le petit oreiller à dentelles trônant à la tête du lit comme un grand maître. Le seul luxe de la chambre était une jolie bibliothèque que l’on avait réussi à caser entre un tout petit bureau noir et une commode tombant en miettes. L’un des rares caprices que j’avais imposé à mes parents. Je me souviens encore du placard se trouvant juste en dessous de la bibliothèque, j’avais pile la place de m’y glisser, un livre d’enfant entre les mains.

Mon frère était évidemment mieux loti que moi, sa chambre occupait tout le sous-sol, donc toute la surface inférieure de la maison. On aurait pu trouver ça glauque, cependant les travaux effectués avaient transformé ce lieu de cauchemars en un rêve de petit garçon. Le papier peint était régulièrement changé selon ses désirs, un lit faisant deux fois sa taille trônait au milieu d’un surplus de jouets, là plus part n’ayant même pas été sortis de leur emballage. Après tout c’était le garçon, n’était-il pas normal qu’il eu le droit à plus de place que moi ? Mes parents étaient de la vieille école, si mon père avait pu il m’aurait envoyé à des cours de cuisine et de couture plutôt qu’à l’école.

L’école. Un regroupement de battisses aux briques rouges, encadré par de grandes grilles noirs et un surplus de châtaignés. Je ne garde pas un excellent souvenir de ce lieu surpeuplé : un troupeau d’enfants lâchés dans un grand parc, les garçons se bousculant bêtement en riant, les fillettes regroupées autour de concours de corde à sauté et de marelles. Des rires de partout, des cris, trop de bruit à mon goût.
Evidemment je n’eu pas d’avis défini sur l’école avant mon entrée au primaire. Avant c’était juste une ‘occupation comme une autre où on me forçait à aller’. Malheureusement pour moi, je ne fus pas là les deux premiers jours de classe, sortant d’une grosse grippe. Mes souvenirs sont beaucoup moins flous alors :

Septembre 1989


Ma mère m’embrassait tendrement après avoir presque étouffé mon frère de ses câlineries. J’étais encore pâlotte, encore plus que d’habitude, de plus, étant plus petite que la moyenne, il avait été impossible de me trouver un uniforme à ma taille. Il avait fallut faire un ourlet aux manches de ma chemise blanche, et ma jupe bleue me tombait bien en dessous des genoux, au lieu d’au-dessus. D’un air insouciant je me tourna vers le bus scolaire et m’y dirigea d’un air penaud : après tout je connaissais l’école, j’y étais déjà allé, et mon frère, qui m’avait devancé, avait l’air de trouver ça amusant. En entrant de le bus je fus dévisagée par une foule d’yeux qui ne m’avaient jamais vu, après tout c’était la première fois que je prenais le bus de ramassage scolaire. Timidement j’avançai entre les rangées de siéges, cherchant une place libre. Mais dans ma malchance habituelle, je me pris les pieds dans mes lacets et m’étala de tout mon long dans le couloir. Me relevant, aussi rouge qu’une pivoine, je remerciai le ciel que ma jupe fut trop longue pour pouvoir se retourner dans ma chute, m’ayant évité une honte supplémentaire. J’avançai alors en boitillant, sous une foule de hurlements et de rires dont Alekseï se joignit bien volontiers. Espérant qu’il m’eu gardé une place à ses côtés, je me dirigea vers le fond, mais constata, dépitée, qu’il m’avait abandonnée. Une fillette faisant sûrement deux bonnes têtes de plus que moi me fis signe de m’asseoir à se côtés. Du haut de mes 7 ans, je fus alors persuadée que c’était un ange venu à mon secours, ses longs cheveux blonds auréolant sons visage de poupée comme pour me donner raison.
Elle s’appelait Annabelle. Ce fut la seule information que je pu avoir d’elle vus qu’elle décida qu’il était plus intéressant de se lancer dans une longue conversation sur les chevaux avec ses voisines de devant.
Le bus arriva enfin à destination, et mon ange m’aida à trouver ma classe, qui justement était aussi but.
J’entra à reculons dans la pièce, persuadée qu’une étagère allait me tomber sur la tête vu que ma bonne étoile m’avait lâchement abandonnée ces derniers jours. En réalité ce fut encore pire. Etant arrivée deux jours après la rentrée, la maîtresse décréta qu’il fallait me présenter à la classe. Classe dont nombreux des représentant avait prit le bus avec moi ce matin là.

-Voici Svenia Brüner, je me souviens de ton frère, un charmant garçon très appliqué, j’espère que tu lui feras honneur !

Des rires étouffés parvenant du fond de la classe parurent démentir cette affirmation, ainsi qu’un « madame-je-ne-sais-pas-marcher » sortant de nul part. Je devins rouge de honte, ce que les autres ne manquèrent pas de remarquer. Quelle horreur : étant rousse de nature, mes joues s’enflamment avec une facilité déconcertante. Les rires fusèrent de partout. Je me pinçai discrètement en me demandant si ce n’était pas un cauchemar. Même mon ange me pointait du doigt, hilare. Me sentant abandonnée je sentais un flot d’eau débordé de mes yeux, ça piquait, je ne voyais plus rien. Je m’écroulais en pleur à ma place attitrée.
Telle fut ma première expérience de l’école. Evidemment, à 6 ans, on est facilement traumatisé par ce genre d’expérience. Et vu ma maladresse naturelle, les moqueries allaient de bon train. Ma réputation n’était plus à faire et j’allais désormais à contrecœur dans ce lieu que j’appelai ‘mon enfer personnel’.

Telle fut ma première expérience de l’école. Evidemment, à 7 ans, on est facilement traumatisé par ce genre d’expérience. Et vu ma maladresse naturelle, les moqueries allaient de bon train. Ma réputation n’était plus à faire et j’allais désormais à contrecœur dans ce lieu que j’appelai ‘mon enfer personnel’.



De nature discrète, mon statut de gourde presque handicapée n’arrangea rien et je devins renfermée. Evidemment chaque année se suivit avec son lot de malchance. Et impossible de demander à changer d’établissement : mon père aurait refusé avant même que je ne pose ma question. Je crois qu’il n’y eu jamais d’élève aussi assidu dans son travail au sein de l’école que moi. Ayant renoncé depuis longtemps à tenter de me joindre à un groupe, j’étudiais lorsque l’on avait une pose. Evidemment cela ne fis rien pour améliorer le point de vue de mes ‘camarades’ à mon sujet. J’étais bousculée à la sortie des classes et gratifiée d’un ‘fayote’ ou ‘intello’ au passage.
Passons donc les années de primaire, elles se ressemblent toutes et ne comportent pas de souvenirs valant la peine d’être notés.
J’arrivai au collège. Cette période qui comporte l’entrée dans l’adolescence et une légère évolution des mentalités, et surtout un changement d’école ! Grâce à un bulletin scolaire irréprochable, j’avais obtenu une bourse pour un grand collège privé au Nord de la ville. Evidemment c’était ce genre d’établissements pour ‘fils à papa’, et bien que ma famille ne fût pas pauvre, elle s’était ruinée dans l’inscription de mon frère dans un collège des plus ruineux. Mon obtention de bourse avait donc été une bénédiction, mais je passais pour une fille de prolétaires dès mon arrivée. Finalement le collège ne fut pas tellement plus différent que le primaire…Quoi que…

Octobre 1995


Je marchais d’un air maussade, entourée des rares élèves qui n’avaient pas peur de marcher avec moi. Danger public, j’avais 4 chances sur 5 de tomber sur l’un d’eux durant la brève partie du trajet que l’on partageai. Soupirant j’observai le ciel qui se couvrait, il était 3h de l’après-midi, le professeur de mathématiques étant absent, on nous avait lâché plus tôt. Un garçon brun aux airs revêche se pencha dans ma direction. Je ne l’aperçus même pas, j’étais tellement habituée à être enfermée dans ma bulle sans que personne ne chercha à m’en libérer.

-Tu penses à quoi Svenia ?

Je ne compris pas qu’il s’adressai à moi, bien qu’il eu prononcé mon nom. Il fallut qu’il réitère deux fois sa question en se fâchant légèrement pour que je réagisse. Je l’observa alors comme s’il était martien : habituellement on ne cherchai pas à m’adresser la parole.

« A rien… en fait… Il fait froid, il va neiger… Je n’aime pas la neige… »

Quelques mauvaises expériences de bataille de boules de neige dont j’avais été la principale victime me revinrent. Un rictus élargi ses lèvres sèches alors qu’il manigançait quelque chose.

-Si tu as froid on peut s’arrêter chez moi, hein les gars ? Mes vieux ne seront pas là avant 9heures et ne savent pas qu’on a fini plus tôt…

La proposition fut acceptée à l’unanimité, ou presque : après tout je n’avais même pas dit oui et je les suivis sans m’en apercevoir, avec mes habituels mouvements léthargiques. Je ne me rendis compte du changement de direction qu’une fois devant chez lui. Une immense demeure sans age, à la peinture fraîchement refaite et aux dorures des barreaux nettoyés. Haussant les épaules j’entra en même temps que les autres : de toute façon je n’étais pas pressée de rentrée chez moi. L’intérieur était somptueux, j’admirai secrètement l’immense bibliothèque et le profond voltaire situé à ses côtés. Mais nous ne nous arrêtâmes que peu de temps en ces lieux, nous nous dirigeâmes vers une petite pièce entièrement meublée de bois. Pendant que nous enlevions nos blousons mouillés et nos bottes boueuses, le ‘maître de maison’ se dirigea vers un bar en chêne et revint avec diverses bouteilles. Pendant ce temps je m’étais assise dans l’un des deux seuls fauteuils de la salle. Lorsque je m’en aperçut je m’attendis aux réprimandes, mais rien ne se passa, seule fille du lot, on me regardai d’un air étrange. On me tendit un vers rempli d’un liquide de couleur ambre que je ne tardai pas à siroter. Au début le goût me piqua le nez et me fis monter les larmes aux yeux, mais rapidement une douce chaleur envahi mon corps. S’ensuivi de nombreux verres aux contenus diverses et variés que j’enfilai avec joie, appréciant fortement ce que je ne savais pas être de l’alcool. Déjà deux de nos acolytes nous avaient quittés, ronflant la bave aux coins des lèvres contre le tapis de style victorien.
Les autres avaient des comportements étranges, l’un s’était mis à sangloter dans un coin, un autre riait bêtement devant son verre à demi rempli. Personnellement, je me sentais assez bien, même détendue, ce qui est pour le moins étrange et assez rare. En y repensant, ils m’avaient sûrement emmenés dans le but que la soirée se finissent avec une étude biologique du corps humain, ils n’avaient sûrement pas prévu qu’ils seraient ronds bien avant moi. Mais à l’époque je ne vis ça que comme une fête amusante et j’avais le privilège de pouvoir y assister.
Malheureusement, tous dans un état d’ébriété assez avancé (le cocktail d’alcools que l’on m’avait servi durant toute l’après-midi avait fini par avoir raison de moi.), nous ne fîmes pas attention à l’heure, et le père du brun nous retrouva dans son salon avec les bouteilles vides. Je ne me souviens pas vraiment ce qui s’ensuivi. Je sais qu’on me raccompagna chez moi, que je reçu une volée de gifles et que je fus punie pour un bon mois, le tout accompagné par un discours sur mon attitude, discours dont je ne compris pas un traître mot, l’esprit brumeux. Cependant je me rappelle du mal de crâne qui s’ensuivi le lendemain et de ma bouche pâteuse comme si l’on m’avait enfoncé de la farine dedans durant la nuit.

Cependant l’expérience avait été assez distrayante et je décrétai que j’aimai bien l’alcool.


Dernière édition par Svenia Brüner le Lun 29 Sep - 12:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Svenia (fini)   Lun 29 Sep - 12:13

J’obtins mes diplômes du secondaire avec facilité, après tout ma vie était vouée au travail scolaire puisque je n’avais pas d’amis. Sauf que j’avais gagné un certain respect de la part du petit groupe qui s’était réunie dans la maison d’un d’eux lorsque nous n’avions que 12 ans. Mais ma réputation de buveuse imbattable ne parvint jamais à d’autres oreilles que celles qui étaient présentes ce jour là. La honte d’avoir été battus par une fille ne pouvant être révélée aux autres sans en subir les moqueries. Moi, je m’en fichai un peu, je continuai ma vie dans l’assommante routine quotidienne dans laquelle je m’étais enfermée. L’entrée au lycée fut une sorte de libération, autant le passage entre le primaire et le collège était un grand pas, autant le passage du collège vers le Lycée était un bond de géant.
Je repartais de zéro, une page vierge sur laquelle je pouvais imprimer une nouvelle histoire, un nouveau caractère, des amis. Si seulement ce mot avait eu une signification pour moi, j’aurai essayé. Mais le mot ami ne faisait pas partie de mon vocabulaire. Je n’étais qu’un laideron incapable de se déplacer sans tomber et renfermé dans sa petite bulle des études. Mais certains décrétèrent que si je ne faisais pas mine d’aller vers eux, ils iraient vers moi. Je fus assaillie ‘d’amis’, ou tout du moins de gens qui voulaient l’être. Beaucoup avaient décrété que pour le bien être de la classe, il valait mieux que tout le monde s’entendit bien. Mais désastre ambulant que j’étais, la moquerie me poursuivait partout où j’allais, en même temps que mes éternelles chutes.

Septembre 1999


Le lendemain de la rentrée… Celle-ci c’était bien passée, par je ne sais quel miracle j’avais réussi à ne pas m’étaler devant le professeur lorsque je m’étais présenté pour obtenir mes livres et mon uniforme. La rentrée avait duré une demie journée, et nous avions eu l’après-midi de libre, ce qui m’avais permis de m’enfuir loin de ce qui serait mes ‘futurs camarades’. Le lycée avait été construit sur un style typiquement Anglais, on aurait d’ailleurs dit une fac anglaise et non un riche lycée Allemand. J’avais de nouveau obtenu une bourse pour les meilleures écoles, et celle-ci avait parut plaire à mes parents. Enfin surtout à ma mère, mon père ne s’occupant pas outre mesure de ma scolarité, sauf pour me gronder au sujet des notes pitoyables que j’obtenais en sport.
Je m’observais donc dans le grand miroir de ma chambre, placé sous mon lit qui avait évolué en lit à étages pour un gain de place. De toute façon je ne rentrai plus dans le minuscule lit de ma prime jeunesse. Au début j’avais cru que le miroir était mal poli, renvoyant une image pâlotte de ma personne, mais avec le temps j’avais fini par comprendre que c’était réellement moi. J’observai devant moi une jeune fille de petite taille au teint blafard, cette année on avait réussi à me dénicher une jupe plissée bleu à ma taille (provenant sûrement d’un collège), mais ma chemise blanche, où était cousu l’emblème de l’école, restait top grande pour moi. Les tailles étaient vraiment mal fichues et je me demandais comment les autres filles pouvaient rentrer là dedans : après tout elle me collait à la peau, dévoilant mes maigres formes, mais les manches étaient incroyablement longues. J’étais tombé dans un bahut d’asperges anorexiques ou quoi ?
Jetant un dernier regard au fantôme du miroir, je tenta de peigner ma tignasse rousse puis renonça, je ressemblais à un épouvantail avec des brins de pailles oranges en guise de cheveux.
Il était encore tôt…Je me rendis donc à pied à l’immense battisse blanche dont les couloirs étaient couverts de casiers. Faisant mine d’arranger le mien (chose qui ne fut pas longue puisque la seule photo que j’y accrocha était celle du drapeau canadien, pour cacher le miroir suspendu sur la porte) j’attendais que les cours commence. Je crois que la sonnerie était l’un de mes rares réconforts à l’école, et c’est à nouveau ce que j’attendais impatiemment, comme tous les ans. Pendant ce temps le couloir se remplissait doucement.
Je senti que quelqu’un à côté de moi organisait lui aussi son casier, bien que sa décoration fut sûrement moins maigre que la mienne. Je refermai donc mon casier : pas la peine de rester planter bêtement là éternellement. Mais en me tournant je me trouva nez à nez avec un géant (de taille normale, mais de mon point de vue, tout était trop grand) de trois têtes de plus que moi qui ne rangeait absolument pas son casier mais m’observait avec un immense sourire.
Il devait avoir à peu près mon âge, grand, aux cheveux châtain clair et aux grands yeux bleus. Un sourire étirait ses lèvres à chaque coin de son visage aux traits légèrement féminins. La chose que je notai en premier chez lui était qu’il fut impressionnant de pouvoir étendre un sourire aussi loin sur son visage sans que celui-ci ne se fissure. Je me souvins vaguement l’avoir entraperçut parmi la foule d’élèves qui serraient dans ma classe cette année là. Ce fut lui qui prit parole en premier.

-Moi c’est Benji, c’était bien le drapeau canadien sur ton casier ?

Aujourd’hui, quand j’y repense, je me demande encore comment on peut être aussi nul pour engager une conversation, cette entrée en la matière est franchement pitoyable. Cependant, à l’époque, je ne me faisait qu’une vague idée de ce qu’était une ‘conversation’, donc ce qui me parut bizarre, ce ne fut pas qu’il me demanda quel était le drapeau sur mon casier, mais juste qu’il me parla. Ne sachant trop que répondre, je baissa légèrement les yeux, aveuglée par son sourire, et en profitant pour dissimuler le lavabo qui me servait de visage derrière la masse rousse de ce qui me servait de cheveux.

-Enchantée, je suis…Svenia.

J’en oubliais totalement de répondre à sa question, trop concentrée pour me souvenir des formules de politesse apprises au primaire. Il ne paru pas s’en affliger outre mesure, sautant immédiatement sur l’occasion pour faire plus ample connaissance. Il jeta littéralement ses affaires au fond de son casier en le claquant, enfermant rapidement le tout grâce à un cadenas à code. Code peut original en notant : 1999, il ne s’était pas trop foulé. Et il me prit le bras pour m’emmener dans notre salle de classe pour le cour de la matinée. Ne sachant trop que faire, gênée par ce contact physique je m’écarta, essayant de récupérer mon membre qu’il avait décrété être mieux dans ses mains que contre mon corps.
S’ensuivit la présentation de tout les gens de la classe, au tableau, un par un. La mienne fut la plus courte possible, et prit d’ailleurs des allures d’interrogatoire, peut encline à répondre, je ne prononçais que des sons monosyllabiques en guise de réponses. Et je retourna rapidement à ma place que le dénommé Benji avait abandonné à contrecoeur au profit d’un blondinet appelé Ian. Les places ayant été définies par ordre alphabétique pour les premiers jours, et évidemment je me retrouvais dans les premiers rangs. Ça ne me gênait pas vraiment, mais apparemment mon voisin si, puisqu’il avait décidé d’approfondir ses connaissances sur ma personne.


Ce fut ma première expérience du ‘contact humain’, et franchement, je n’aimai pas ça. J’avais l’impression d’avoir été jetée dans la fosse aux lions, quelques uns ne me lâchaient pas d’une semelle, adieu la tranquillité et la solitude dans lesquelles je m’étais murée. J’en étais à me jeter dehors dès que la sonnerie retentissait pour m’échapper de l’emprise de ce que j’appelais alors ‘des rapaces’. J’en devins presque violente. Une fillette de primaire était venu me redonner ma trousse qui était tombée de mon sac, et lorsque j’avais sentit sa main me tapoter le bras, j’avais fait un saut d’un bon mètre en arrière en l’incendiant, croyant avoir affaire à Benji. La pauvre ne s’en remit pas, et je gagnai une réputation de folle furieuse.
J’obtins mon bac avec une mention ‘excellente’ et un nombre affolant de points perdus en sport. Et fis mon entrée dans les études supérieures, visant une fac de droit.


Effectivement je pu entrer dans les études désirées, mais j’y fus bien moins brillante que pour le reste de ma scolarité. Un étrange phénomène venait d’arriver…


Décembre 2001


*Il caille dans ce foutu pays !*

J’étais chez moi, dans mon petit appartement, qui relevait plus d’une grande chambre où l’on aurait mis un lit, une table et une baignoire en même temps. On m’avait aidé à sa location, et j’avais promis de tout rembourser dès que j’aurai trouvé un boulot. Il était situé à l’extrémité sud de Berlin dans un quartier peu onéreux. Ronchonnant parce que le chauffage avait encore été coupé pendant la journée par le gardien, je me dirigea vers le radiateur pour le rallumer, espérant que l’appartement se serait réchauffé avant minuit.
J’eu alors un vertige et me rattrapa de justesse au bord de la table qui vacilla sous mon poids, menaçant de s’écrouler sur moi. Instinctivement je ferma les paupières, serra les dents et fronça les sourcils, le tout en un mouvement, attendant le choc inévitable. J’attendis quelques longues secondes ainsi, avant de rouvrir les yeux d’un air vaguement étonné. Je poussa alors un cri d’horreur pure : ni la table, ni moi, ne touchions plus le sol. Paniquée, j’agitai vainement les bras et les jambes dans les airs, m’assommant à moitié avec le vieil abat jour suspendu au plafond. Je mis accidentellement un coup de pied dans l’assiette que je m’étais préparée et vis avec horreur les spaghettis à moitiés collés s’en envoler et flotter devant moi. Puis, aussi brusquement que je m’étais retrouvée en lévitation, je tombai. Un bruit assourdissant retentit : la table s’écrasa en premier, puis moi sur elle (ce fut un miracle si elle ne se cassa pas en deux, et enfin les spaghettis, sur ma tête). Complètement perdue j’étais persuadée que c’était un cauchemar, je voulu me relever mais je m’aperçus que je ne pouvais plus bouger, comme si j’étais devenu beaucoup trop lourde pour ça,, la table céda en même temps que le sol et je me retrouva dans l’appartement du dessous, sous les yeux étonnés d’un jeune de la banlieue qui me regardai comme si j’étais une apparition néfaste. Après tout quoi d’autre ? Un nain de jardin avec des spaghettis dégoulinants sur la tête chevauchant une table cassée venait de tomber de son plafond en hurlant « TOUT ÇA C’EST LA FAUTE DE TCHERNOBYL !!! ». J’eu un ricanement nerveux.

« Euh…je vérifiai la…solidité de mon sol…Visiblement il ne l’était pas…euh…solide… »

Rouge de honte je couru prévenir le gardien, après être passé sous la douche, et je paya les frais de réparation avec l’argent du mois pour me nourrir.

Je tentai de réitérer l’expérience, cette fois ci volontairement. Je m’étais installée dans une décharge vide. A mon grand étonnement, je réussi à maîtriser à peu près ma ‘capacité’.
Commença alors ma ‘nouvelle vie’, où je laissai libre cour à une colère enfermée de puis trop longtemps en moi.

Les études ne m’intéressaient plus du tout : j’avais découvert une nouvelle passion : les bars. Je restais discrète mais aussi colérique, et l’on avait pris l’habitude de s’éloigner de moi, Ce fut dans un bar que je me damnai…


Octobre 2002


Je buvais…Comme toujours…Je ne savais plus que boire de toute façon…De temps à autre je me rendais en fac pour la forme, mais je trouvais désormais ça totalement inutile et ennuyeux. Sirotant ma troisième bière de la journée, je vis du coin de l’œil arriver deux mecs louches. Je décidai de les ignorer et replongeai dans mon verre.

-Hey toi ! Ouai toi poil de carotte…C’est ma place ici !

J’observais autour de moi repérant plusieurs places vides, je relevais donc le tête vers lui, haussant un sourcil.

« La couleur de mes cheveux te gènes ? »

Suite de jurons peut aimables dû à la différence de sexe que j’aurai la décence de ne pas répéter ici. Je me redresse, ne parvenant à retenir ma colère.

« Dis donc trou du cul tu cherche la bagarre c’est ça ?! »

- Tu ‘m’parles pas comme ça pétasse !

Je l’avais jaugé avant et aurait parié ma main droite que c’était le genre de balourd bourré incapable de frapper correctement son but. Je me trompais, et ça je le compris lorsque je vis son poing se diriger droit contre ma figure, n’ayant pas le temps de faire autre chose je tournai brusquement la tête pour me protéger le visage. Mais je ne fus pas assez rapide, son poing rencontra brutalement mon œil gauche, la peau éclata et je vis rouge. Il m’envoya promener à l’autre bout de la salle en un véritable et magistral vol plané digne des hommes canons du cirque.

-Alors tu fait moins ta maligne poufiasse ! Ramène donc ton petit cul ici qu’on s’amuse un peu.

A demi assommée, je relevais la tête, je ne voyais plus rien de mon œil gauche et je sentais un liquide chaud et poisseux dégouliner le long de ma joue et continuer sur mon menton. Ma rage se multiplia alors par 10. Je me releva, ignorant la douleur et tira profit de mon tout nouveau pouvoir que je maîtrisais juste assez pour pouvoir le déclancher. J’observai les deux hommes qui venaient de s’écrouler contre le sol avec un rictus malfaisant. J’eu moi-même un peu de mal à me déplacer, mais la gravité s’exerçait moins forte contre moi que contre les deux acolytes. Je frappa à mort le premier, puis me tourna vers celui qui m’avait frappé et balança mon pied dans sa sale face, puis je me baissais, un sourire joyeux dévoilant mes fossettes.

« Tu as mal ? »

Mon sourire sadique évolua en un rire que je ne me connaissais pas. Je me redressa et l’écrasa de tout le poids de mon pouvoir. Je pus entendre ses os craquer, et étrangement ça me rendit euphorique. Mais tout en regardant son sang se déverser sur le sol, je ne sentis pas une main me frapper brusquement la nuque. Je tombai à la renverse, et la dernière image que j’emportais avec moi fut juste celle d’un manteau noir.


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MessageSujet: Re: Svenia (fini)   Mar 30 Sep - 15:02

Octobre 2002-The Else World



Tout était noir…Je m’aperçus alors que je n’avais toujours pas pris la peine d’ouvrir mes paupières, ce que je m’empressa de faire. Mais la faible lumière qui filtrait dans la ruelle réussi à m’éblouir. Je clignai des yeux et tentai de me redresser, mais une douleur se fit immédiatement ressentir, mon crâne me faisait aussi mal que si je m’étais pris tout un immeuble sur la tête. Mais une douleur encore plus vite au niveau de la partie gauche de mon visage annihila vite mes premières douleurs. Instinctivement je portais ma main à mon œil, mais celle-ci ne rencontra qu’une matière poisseuse que j’identifia vite comme étant du sang. De plus mon œil gauche ne répondait plus et j’avais été ainsi privé d’une vision complète de la situation. Voulant évaluer ladite situation, je tournais un peu trop vite la tête pour évaluer où je me trouvais, et mon crâne se remis à résonner comme si un orchestre symphonique de bas étages y avait élu domicile.
Après avoir attendu quelques minutes, je me relevais, visiblement encore trop rapidement car je me tournais rapidement pour régurgiter tout le contenu de mon estomac sur le sol. Une fois soulagée j’essayais de me situer dans la ville… que c’était-il passer ? Ah oui, la bagarre avec les piliers de bar…Un videur m’avais sûrement jeté dehors pour me laisser dégriser tranquillement. J’observais calmement le coin, c’était vraiment glauque. Délabré, sale, et surtout désert. Je ne me rappelais pas qu’il y eu un bidonville à Berlin, dans quel coin m’avais-t-on balancé ? Décidément ce n’était pas une bonne blague. Je cherchais du coin de l’œil les abrutis qui étaient censés attendre que je me réveille mais ne vis personne. Ma petite voix fluette raisonna dans la ruelle, sans autre réponse qu’un silence angoissant.

« Hey, les gars…C’est pas drôle… »

Un de mes nouveaux accès de colère s’empara de moi, et je me mis à grincer des dents et à taper du pied toute seule, rageant visiblement contre quelqu’un qui n’était pas là.

« Putain de merde, montrez-vous bande de cons ! C’est VRAIMENT pas drôle ! C’est quoi ce coin paumé ?! Attendez que je vous trouve, je vais vous défoncer vos sales gueules ! »

Une fois encore l’affligeant silence me tordit l’estomac, et je me retins de régurgiter le peu de bile qui devait rester dans mon estomac. Mais un bruit de pas feutrés me tira de ma crise de panique. Presque heureuse je me retourna vivement, déclenchant de nouveau un horrible mal de crâne. Et je me retrouvais nez à nez avec…rien…Personne…Au bout du troisième appel, un ricanement qui ressemblait fort à celui d’une hyène ce fit entendre sur ma gauche, mon angle mort…Dans l’ombre se tenait un gamin d’une dizaine d’année, et un jeune homme auquel je n’aurais pas donné plus de 20 ans. Celui-ci, le nez tordu, se remit à rire de sa façon bestiale, le gamin restant silencieusement derrière. Le plus âgé prit parole.

- uh uh uh…Tu es sur notre territoire…uh uh uh…De quel clan es-tu ? uh uh uh…

Je l’observai, fronçant les sourcils…enfin j’eu conscience de pouvoir froncer celui de droite, mais visiblement, plus rien ne répondait de l’autre côté de mon visage dont la douleur qui s’en émanait me brûlait de l’intérieur. Le gamin lui murmura quelque chose.

- uh uh uh…Tu as raison…uh uh uh…en mauvais état…uh uh uh…Plus facile de s’amuser avec une proie déjà blessée…uh uh uh

Mon instinct de survie m’hurlait de m’enfuir à toutes jambes. De quoi parlaient-ils ? Où étais-je ? Tant pis, je trouverais bien d’autres gens moins, belliqueux, pour me renseigner. Je me tournais donc pour marcher vers une destination inconnue, le sens le l’orientation n’étant pas mon fort. Mais les pas me suivaient… Etrangement, je senti une peur panique m’envahir, et je pris mes jambes à mon cou. Et évidemment je m’étalais cinq minutes plus tard de tout mon long, mais cette fois ci non à cause d’un problème de coordination de mes pieds, mais à cause du garçonnet qui, à mon dernier coup d’œil était à 10 bons mètres derrière moi, venait de se matérialiser au milieu de la ruelle devant moi. Au sol, désormais les coudes et les genoux douloureux, j’hoquetais de surprise…Avais-je mal évaluer la distance qui nous séparait ? Le rire de hyène reprit.

-uh uh uh, tu es surprise par Umbre ? Quel fascinant pouvoir il as…uh uh uh, j’aime beaucoup, uh uh uh…Très utile…uh uh uh

Je tournais mon œil valide vers l’homme qui se dirigeait tranquillement vers moi, je me roulais en boule, et activais mon pouvoir à son maximum avant de m’évanouir de nouveau.


Mai 2008-The Else World


Je me trouvais dans un bar miteux quelque part dans ce monde pourri, mon unique œil tourné vers la chope sale que je tenais aux creux de mes mains. Etonnement je repensais au jour de mon arrivée dans ce foutu monde. Au final je m’étais de nouveau réveillée, à côté du jeune homme hyène, le corps de garçonnet ayant disparu. Je m’étais traînée dans une vieille baraque délabrée où j’avais déniché une vieille trousse de premiers secours. En voyant mon visage dans un morceau de miroir brisé j’avais été prise de hauts le cœurs. J’étais resté pendant deux jours à l’abri de ces ruines, puis la faim m’en avait tiré. Je n’appris que bien plus tard, auprès d’un barman auquel je venais de livrer mes dernières économies, que je me trouvais dans The Else World, un monde peuplé de mutants. J’étais atterri en plein dans le quartier Est, le trou du cul de ce monde de merde. Jusqu’à aujourd’hui, je m’étais traîné de bar en bar, effectuant de petits boulots pour pouvoir me payer de quoi me sustenter. Le barman m’observait en fronçant les sourcils : mes soucis d’argent étaient désormais connus dans pas mal des bars de la ville où je laissais des ardoises phénoménales, mais mon mauvais caractère légendaire empêchait souvent de réclamer les dites notes. Cependant, ce jour ci, le barman avait décrété qu’il était temps que je paye.

- Dis donc Svenia, avec quoi compte tu payer tes 15 bières ?

Je l’observais avec une moue réprobatrice, mais aujourd’hui était un jour pluvieux, comme je les aimais. Je posais donc mon œil vert sur mon voisin de droite, un grand gaillard avec une ou deux dents déchaussées, en train de s’enfiler son troisième verre de tequila. J’élevais légèrement la voix pour qu’il puisse comprendre que c’était à lui que je parlais.

« Hey toi, paye moi mon ardoise, et une autre bière au passage. »

Il ne m’était même pas venu à l’idée qu’il puisse refuser, ça faisait désormais 6 ans que je traînais dans les bars de la ville, et ma réputation n’était plus à faire en ces lieux. Il devait sûrement être nouveau dans le coin car il prit un air outragé.

-Comment ça ?! Et puis quoi encore pouffiasse ?!

« J’aime pas ta gueule… »

-Hein ?

« J’aime pas ta sale gueule ? Tu permets que je t’arrange un peu ? »


J’avais à peine sourcillé alors qu’il annonçait qu’il refusait catégoriquement de payer ma note. Je tendis mon frêle bras dans sa direction, et sans qu’il n’eu le temps de s’y préparer, posait ma main sur son crâne que je poussais brutalement et de toutes mes forces en avant. Son nez fit connaissance avec le comptoir dans un craquement sinistre et une gerbe de sang. Je le releva, lui attrapa le nez et le remis dans un geste brutal dans sa position initiale, je retirais rapidement ma main pour ne pas me tacher de sang. Puis lui tapota gentiment la joue.

« Bah voilà t’es mieux comme ça, tu ressemble enfin à un homme… Ah, t’en profitera pour me payer le teinturier… »

Je ne cherchais même pas à savoir s’il était d’accord ou pas, de toute façon il se tenait le nez en gémissant et n’était plus vraiment en état de parler. C’est alors que je remarquais une enveloppe rouge à côté de mon verre. Une enveloppe qui ne se trouvait pas là cinq minutes plus tôt. Fronçant les sourcils j’interrogeais le barman du regard, celui-ci haussa vaguement les épaules, content de recevoir enfin son dû de ma part. Je l’ouvris et découvris une écriture brouillon, que je mis deux bonnes minutes à décrypter : c’était la date du lendemain, à 9heure, avec ce qui semblait être une adresse. Une invitation ? À quoi ? Je fis la moue et rangeais le papier au fond d’une de mes poches.

Septembre 2008-The black miroir


-Hey ?! T’es nouvelle toi ?!

« Non… Je suis là depuis 10 ans mais comme tu viens juste de sortir la tête de ton trou de bal, pas étonnant que tu ne t'apercoive de ma présence que maintenant... »


J’observais l’homme d’une trentaine d’années avec un sourire sarcastique, je ne supportais pas les remarques sur mon arrivée. Le rendez-vous qui avait décidé de mon entrée au sein de la secte rouge s’était décidé très exactement un mois plus tôt, jour pour jour. Je m’étais attachée au bar du ‘gang’, les bagarres y éclataient régulièrement et je trouvais l’ambiance à mon goût, insultes et toutes sortes de jurons fusaient sur un fond musical dépassé que débitait un vieux junkbox que je m’acharnais à alimenter de ma paye.

-Hey Earth! Deux bières pour la 4!

« M’appelle pas comme ça espèce de crétin fini ! »


Je me dirigeais cependant avec un sourire en coin vers la 4, la commande en équilibre sur mon plateau au creux de mon bras. La journée commençait juste…




A suivre…



P.S. Je suis restée six ans dans Else World comme mutante isolée ^.^' Voilà enfin fini, désolée l'histoire est un peu longue...
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MessageSujet: Re: Svenia (fini)   Mer 1 Oct - 8:58

J'aime les histoires longues moi, sauf qu'aujourd'hui, j'ai les deux yeux dans le même trou XD Donc, j'avoue, j'ai lu en diagonale, mais assez pour me faire un bonne idée de ta fiche. Il y a quelques fautes de français, mais vu la longueur de la fiche, je passe l'éponge sur cela. De toute manière, c'est pas catastrophique. Sinon, J'aime beaucoup ton personnage et j'ai hâte de le voir en action.

Fiche validée !
Bienvenue à toi !

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MessageSujet: Re: Svenia (fini)   Mer 1 Oct - 9:20

Thank you ^^

désolée pour les fautes :/
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MessageSujet: Re: Svenia (fini)   Mer 1 Oct - 16:03

C'est pas grave. Bon, je déplace.

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