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 Flying with nobody et without answer

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Christopher Van Vaughan
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MessageSujet: Flying with nobody et without answer   Sam 31 Mai - 9:25

[Il fallait bien une personne pour commencer, alors je me suis dévouée. Par contre, désolé pour le message. Je cherche à comprendre comment l'interpréter.]

Cette nuit, le vent soufflait très fort. On n’avait l’impression que les immeubles voulaient se détacher du sol pour se laisser emporter ailleurs, se laisser emporter là où le vent voudrait bien les amener. Le froid semblait aussi s’être mis de la partie vu la manière dont les gens avaient tendance à serrer leur manteau autour d’eux. Pour l’instant, la pluie ne s’était pas mise de la partie, mais ça n’allait pas tarder. Depuis quelques jours, il ne se passait pas une seule journée sans que la pluie ne s’abatte sur cet endroit. C’était sans doute bien démoralisant pour la plupart des gens. Mais bon, c’était comme cela quand on était ici. Personne n’avait pansé que cela pouvoir être l’œuvre d’un mutant ? Oui, sans doute, mais il aurait été tout de même idiot d’utiliser d’aussi puissant pouvoir simplement pour faire de la température merdique.

Quoi qu’il en soit, il y avait quelques personnes que cela ne semblait pas déranger, quoi que le mot personne n’était sans doute pas ce qu’il y avait de plus approprié pour les décrire. Après tout, des personnes mortes n’étaient plus vraiment des personnes puisque, justement, elles étaient mortes. Mais bon, allait-on en faire un long et ennuyeux débat ? Certainement pas.

D’ailleurs, l’une des ces personnes mortes, les Gardiens de l’Enfer comme ils se faisaient appeler, se promenait dans la ville. Ce n’était pas vraiment rare de les voir, mais disons simplement que les gens détestaient les voir. Chaque fois qu’ils y en avaient un dans la ville, les gens s’imaginaient toujours le pire. Cela ne voulait pas nécessairement dire qu’une personne était morte bon sang, mais cela, c’était un genre de détail que la majorité n’arrivait pas à se rentrer dans le crâne. Et on disait que les mutants étaient une évolution. Pfff... Si c’était cela l’évolution, le futur s’annonçait bien triste et vraiment très idiot, mais il ne fallait pas sauter aux conclusions trop vite.

Et justement, s’il était dans la ville, ce n’était pas parce qu’il avait ressenti l’odeur de la mort. Il était simplement là parce qu’il en avait envie. Quoi que non. Il n’avait aucune émotion, donc l’envie, il ne pouvait pas la ressentir. Disons alors simplement qu’il était là simplement parce qu’il était là. Il volait à quelques centimètres du sol et il regardait simplement les gens entrer dans tel ou tel endroit, sans jamais comprendre ce qui les poussait à y aller.


« Pourquoi vous entrez dans cet endroit ?» Finit-il par demander, en anglais, à un grand costaud qui s’apprêtait à mettre les pieds au Lovers. Quand celui-ci entendit le faible chuchotement du Gardiens, son teint pâlit de manière effrayante et il tourna un peu la tête vers celui qui venait de lui parler. Comme unique réponse, il bafouilla quelques mots totalement incompréhensibles avant de partir en courant vers une direction totalement opposé au bar.

« Mais pourquoi vous vous enfuyiez ? » Sauf que cela ne changea rien. L’homme était sans doute bien trop loin pour l’entendre et même s’il l’avait entendu, il ne lui aurait pas plus répondu que la première fois. C’était comme cela à chaque fois, Presque personnes de vivants ne daignait parler à des personnes comme lui parce qu’ils en avaient peur. Bien sûr, cela n’affectait point Christopher car il ne ressentait plus rien, mais même s’il avait été encore en vie, il y avait tout à parier que cela ne l’aurait pas vraiment affecté. Il n’avait jamais été aimé de son vivant, alors ça ne changeait pas vraiment du temps où il vivait sur terre. Il finit par recommencer à avancer. Il ne s’avait pas encore où il allait, mais ça ne faisait rien. Le froid, le vent et l’éventuelle pluie n’allait pas le moindrement l’affecter, alors il n’avait aucune raison de se mettre à l’abri dans l’un des bâtiments.

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Sevixtus A. Paazlov
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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Mer 4 Juin - 14:06

Sevixtus avait trouvé refuge sous le porche d’un immeuble. Le vent était impressionnant. Il faisait voler sa veste autour de lui. C’était de sa faute. Pourquoi avait-il négligé de l’attacher ? A l’heure actuelle, il ne se préoccupait guère de son vêtement. C’était l’envie d’allumer une cigarette et de ne pas y parvenir, qui l’avait poussé à trouvé ce refuge, sous ce petit porche. Dès qu’il avait été à l’abri du vent, il avait tiré le paquet de clopes de sa poche et en avait prit une. La cigarette désormais coincée entre ses lèvres, Sevixtus n’avait pas éprouvé un désir particulier de retourner dans la ‘tempête’. Il n’avait rien à faire de toute manière, il avait tout le temps d’attendre que le temps se calme un peu avant de reprendre son chemin en direction du Pandémonium. Une légère fumée grise s’échappa de ses lèvres. On venait. Un homme, costaud, marchait d’un pas rapide. Il se dirigeait vers le Lovers, situé à quelques mètres à peine face à l’endroit où se trouvait Sevixtus. Plus machinalement que par curiosité, le gérant du Pandémonium suivit du regard la silhouette de l’homme. Il était suivit, par l’un des Gardiens de l’Enfer. Celui-ci lui murmura quelques mots que Sevixtus ne put comprendre. Le costaud semblait totalement effrayé par cette apparition. Andrew l’entendit bafouiller quelque chose avant de prendre la fuite.

« Mais pourquoi vous vous enfuyiez ? »

Un léger sourire vint se peindre sur les lèvres de Sevixtus tandis qu’il entendait cette question. Quelle naïveté. Pourquoi pouvait-il fuir ? Il avait peur de s’envoler avec le vent peut-être ? Oui, c’était probablement ça. Humpf. Foutaises. Il avait peur du Gardien de l’Enfer, tout simplement. Ce n’était pas rare de voir des gens agir ainsi lorsqu’ils se retrouvaient en leur compagnie. C’était même généralement le cas. C’est comme s’il ressemblait à une maladie. Des rumeurs affirmaient même que croiser l’un des Gardiens de l’Enfer, signifiait une mort proche. Leur parler, était pire : on pouvait mourir dans l’heure suivante. Des histoires d’horreur racontées aux enfants pour qu’ils restent sages… Rien qui puisse effrayer Sevixtus. Il avait passé l’âge d’être un gosse peureux qui préfère obéir à ses parents plutôt que d’aller se taper la causette avec l’un des Gardiens de l’Enfer. D’ailleurs, le Gardien de l’Enfer passant devant lui, Sevixtus en profita pour lui glisser nonchalamment :

« Il a peur. »

Du courage mal placé ? Un besoin de se sentir héroïque ? Pas du tout. Sevixtus n’avait rien de ça. C’est juste qu’il considérait les Gardiens de l’Enfer comme les seules personnes étant totalement sûres. Il ne craignait pas la mort ni les morts en général. Par contre, chose plutôt étrange, il craignait les vivants. La situation n’étant pas d’actualité, il est inutile d’en parler. Revenons-en donc à Sevixtus. S’il venait d’ouvrir la bouche et d’adresser quelques mots au Gardien de l’Enfer, c’était plus un geste machinal qu’autre chose. Il avait plutôt été surprit d’entendre l’Être demander ça et il n’avait pas pu s’empêcher d’y répondre. Il était ainsi. Du genre à se mêler de choses qui ne le concernaient pas spécialement. Il n’avait d’ailleurs pas terminé. Il prit le temps de tirer une nouvelle fois sur sa cigarette avant de reprendre :

« Il s’enfuit parce qu’il a peur de vous. Ne me dites pas que les gens ne se comportent jamais ainsi avec vous ? »

Sevixtus dévisagea le Gardien de l’Enfer. Il s’était toujours demandé ce que ça ferait s’il devenait comme l’un d’eux. Ou plutôt lorsqu’il deviendrait comme l’un d’eux. On racontait qu’ils ne ressentaient rien, qu’ils ne se souvenaient même plus de leur vie passée, parfois. Sevixtus avait ainsi entendu que certains venaient prendre les âmes de personnes qui leur avaient été très proches, durant leur vie. On ne peut pas dire que Sevixtus avait beaucoup d’amis, mais tout de même. Ce n’est pas l’idée de devoir récupérer leurs âmes, qu’il craignait. C’était celle de ne pas avoir de souvenirs et de ne pas ressentir d’émotions. Il n’avait aucune envie de devenir un pion et de devoir faire ce pourquoi il avait été créé. Sans en savoir exactement le but. A quoi ça servait ? L’être humain était fait pour réfléchir, pour penser, pour être maître de ses actes. Devenir un Gardien de l’Enfer signifiait être privé de toute liberté.
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Christopher Van Vaughan
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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Lun 9 Juin - 10:56

[Excuse moi pour le temps que j'ai pris pour réponde et pour ce minable post. J'ai du mal à l'interpréter >.<]

Christopher émit un petit soupir, quoi que pouvait-on vraiment appeler cela un soupir. Après tout, était mort, donc il ne respirait et, de ce fait, émettre un soupir était théoriquement impossible, mais d’une autre côté, bien qu’il ne respirait plus, il pouvait encore parler, alors…. Au final, disons que même si dans son état son soupir ne s’appelait pas vraiment un soupir, il avait tout de même fait quelque chose qui y ressemblait. Et puis, à bien y penser, ce qui théoriquement ne pouvait pas arriver pouvait sans doute arriver. Personne sur terre n’a eut, a ou n’aura de pouvoirs quelconques…. Ceux qui avaient osé dire cela était des idiots, de parfaits idiots. Ce monde en était rempli et il y en avait encore pas mal sur terre, des chanceux…pour le moment. Des chanceux qui parvenaient à s’en sortir ou qui ne s’étaient pas encore fait repérer.

Sans conviction, la créature continua d’avancer. C’était à se demander comme les forts vents faisaient pour ne pas l’emporter au loin, mais la réponse était si simple. Le vent le traversait, comme s’importe quoi le traversait…ou presque. « Il a peur. » Quand il entendit cela Van Vaughan s’arrêta net. Une personne lui parlait ? Non, sans rire. À moins que ce ne fût qu’un autre Gardien de l’Enfer qui voulait faire le malin avec lui. Non, la plupart d’entre eux n’avaient même plus le sens de l’humour, comme Christopher finalement. Une personne de vivante ? C’était très surprenant. En temps normal, elle ne daignait même pas répondre à ses question, alors une personne à qui la question n’avait pas été directement posé?6 Il aurait presque été surpris …si jamais il aurait encore ressentit des émotions. Il tourna la tête vers la source de la voix, montrant un peu mieux son visage vers la personne courageuse qui venait de lui parler. Le connaissait-il avant de mourir ? L’avait-il déjà croisé dans le détour d’un coin de rue à Amsterdam ? Ou alors était-il la personne qui avait mis fin à ses jours ? Pour la dernière question, il pouvait répondre non, mais pour les deux première… va savoir. Peut-être que oui, mais peut-être que non aussi. Quoi qu’il en soit, il lui posa une question. Normalement, c’était lui qui en posait et non pas le contraire. Son regard vide se posa dans les yeux de cet inconnu. Que devait-il faire ? Lui répondre ? Sans doute. Il n’avait rien n’à perdre. Et même s’il le dévisageait, cela ne lui faisait rien.


« Non, ce n’est pas la première fois, mais je ne comprends pas… je ne comprends pas leur réaction » Lui répondit-il en chuchotant, mais toujours de manière très audible. Il pencha un peu sa tête sur le côté, comme si cela allait l’aider à comprendre certaines choses, comme si ce simple geste allait l’éclairer, lui donner les réponses qu’il désirait, mais ça ne faisait que lui donner un air très étrange.

Quoi qu’il en soit, cet inconnu ne semblait pas vraiment avoir peur de lui ou alors il le cachait très bien. Par moment, il était difficile de savoir si une personne avait, oui ou non, peur de vous. Les vivants, ils tentaient bien souvent de cacher leur véritable sentiment par d’autre. Et après, ils reprochaient aux Gardiens de l’Enfer d’en avoir aucun, alors que eux…. Ils n’étaient guère mieux. Ils passaient leur temps à les cacher pour se mentir et mentir aux autres.

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Sevixtus A. Paazlov
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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Sam 14 Juin - 7:31

[Hj : Et bien comme ça on est deux xD. J’ai pas mal de problème à cerner Sevixtus, également…]

Les Gardiens de l’Enfer étaient et resteraient probablement un éternel mystère. On ne pouvait pas savoir ce que c’était réellement sans en être un. Là encore, la réaction du Gardien l’intriguait. De sa voix si étrange, si faible, si… Morbide, il venait de lui avouer qu’il ne comprenait pas leur réaction. Il ne comprenait pas les êtres humains. Il ne comprenait pas ce que lui-même avait dû ressentir face à des Gardiens de l’Enfer, de son vivant. Surprenant. Il était si ‘humain’ physiquement et pourtant, il ne possédait pas du tout les mêmes réactions. On aurait dit l’esprit d’un enfant curieux dans le corps d’un adulte. Un enfant qui était tout juste en train de découvrir un nouveau monde. Un peu comme Sevixtus lorsqu’il avait découvert ce lieu. Surprenant et légèrement effrayant. Dire qu’il deviendrait probablement comme l’un d’entre eux. C’était risible. La vie était un éternel recommencement. On essayait d’évoluer, et lorsqu’on mourrait tout devait être reprit à zéro. Comme si nous n’avions pas eu assez de mal à apprendre tout ce qu’on connaissait à l’âge adulte.

Dernière bouffée de cigarette. Sevixtus jeta nonchalamment son mégot sur le sol et l’écrasa d’un coup de talon, tout en dévisageant le Gardien de l’Enfer. Il avait bel et bien l’air d’un enfant. Tête légèrement penchée, il le regardait, si on pouvait dire ça ainsi, semblant attendre une quelconque réponse, provenant de Sevixtus lui-même, ou même, tout simplement, de ce qui l’entourait. Ce fut finalement l’humain qui répondit et déclara simplement :


« Vous êtes la mort. La fin de la vie. A chaque fois que l’un de vous apparaît, les hommes craignent que ce soit pour eux. »

Un léger sourire moqueur orna les lèvres de Sevixtus. Comme si un homme debout sur ses deux jambes allait devenir un Gardien de l’Enfer au détriment d’un cadavre présent à ses pieds. Les croyances humaines étaient véritablement stupides. Alors ils préféraient fuir. Comme s’ils pourraient échapper à la mort. Futiles pensées. Sevixtus l’avait comprit. Tout le monde mourrait. Il ne craignait pas la mort. Il craignait juste de devenir un Gardien de l’Enfer. Il se souvenait. Lorsqu’il était encore enfant, et qu’il vivait toujours dans son monde, il avait peur de mourir. Il avait vu le cadavre d’un homme reposant tranquillement dans son cercueil. Tout le monde affirmait qu’on aurait presque pu croire qu’il dormait. Totalement faux. Les gens se bernaient l’esprit pour ne pas souffrir. Alors il avait craint la mort. Désormais, il trouvait que la mort, de l’autre côté, ressemblait à un véritable paradis face à ce qu’il ‘vivrait’ ici.

« C’est paradoxal. Les hommes ne cessent de se plaindre de douleurs physiques ou morales. Ils vont même jusqu’à affirmer qu’ils préféreraient que celles-ci cessent. Et pourtant ils vous craignent. Alors que vous représenter ce qui pourrait mettre fin à leurs souffrances, parce que justement, vous êtes tout sauf humain. Vous ne ressentez plus de douleur. Et ils ont peur de ça. »

Sevixtus enfonça ses mains dans ses poches tout en observant un peu plus le Gardien de l’Enfer. Il flottait. Ah. Comme quoi il n’y avait pas que des points négatifs à être ainsi. On pouvait flotter. Moyen de locomotion beaucoup plus rapide qu’une marche normale. A côté de ça, on ne pouvait malheureusement plus utiliser son pouvoir. Dommage. Et il n’était pas non plus certain qu’on soit entouré d’une foule d’amis, avec qui on s’octroyait une partie de billard accompagné de deux bonnes bières, entre deux ‘clients’. Non, puisque les gens fuyaient. Il fallait escompter que ce n’était pas le cas entre Gardiens. Sevixtus se demandait quelle pouvait être leur relation. S’ils ne pouvaient éprouver de sentiments, comme on le disait, ils ne pouvaient pas non plus éprouver plus d’affection pour tel ou tel Gardien de l’Enfer par rapport à un autre. Arf. Quelle situation lamentable ! A quoi donc passait-il leur temps ? A part récupérer les morts, bien entendu ? A tenter de parler avec les humains ?
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Christopher Van Vaughan
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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Jeu 19 Juin - 10:47

[Ça va bien XD]

Tout comme les hommes, les personnes dans le genre de Christopher avec leur propre personnalité,. C’était sans doute un peu con de dire cela, mais c’était pourtant le cas. Certains étaient plus curieux que d’autres, il y en avait des plus agressifs, de plus peureux… Mais cela, bien des gens l’ignorait et pourquoi donc ? La réponse était d’une telle évidence. Les gens ne se donnaient pas la peine de les connaitre. À leurs yeux, les Gardiens de l’Enfer n’étaient que des créatures nuisibles. Dans un sens, ce n’était pas totalement faux surtout que peu de gens savaient exactement ce qu’il foutait ici, mis à part faire peu à tout le monde. Empêcher les gens d’aller au delà du désert ? Comme personne n’en était jamais revenu, il était un peu difficile d’en être certain, mais on racontait quand même cela sur leur sujet, mais il ne fallait pas tout prendre au sérieux. On disait bien que les gardiens se transformait en espèces de monstres lorsqu’ils s’emparaient d’une âme et pourtant, rien de cela n’était vrai, mas c’était sans doute préférable de s’imaginer un monstre en train de faire ce qu’une personne à l’apparence humaine. Comme si les hommes ne faisaient pas plus de choses ignobles. Pfff…. Les gens semblaient oublier à quel point ils pouvaient êtres méchants, horribles, sadiques par moment. Tiens, les Gardiens aussi semblaient oublier ce qu’ils avaient été.

D’ailleurs, si une personne non morte, vivante, avec le cœur qui bat et tout demandait à Christopher de lui dire ce qu’il avait ressentit de son vivant quand il voyait ces créatures, il n’aurait pas été en mesure de répondre. Ce n’était pas tant dû au fait qu’il n’avait plus de souvenir, mais plus dû au fait qu’il avait passé très peu de temps dans ce lieu, donc avait-il pu en rencontrer un en mois d’une heure ?Possible, , mais peut-être l’avait-il pris pour une simple personne blasé par la vie. Va savoir.


« Pour eux… » Répéta-il doucement, sans comprendre réellement. On n’aurait peut-être l’impression qu’il avait un retard au niveau mental, mais même s’il n’avait jamais été l’élève le plus brillant de la classe, il n,’en avait jamais redoublé une seule et il n’avait jamais eut les pires notes de la classe non plus. Il était un étudiant sans doute bien banal, le genre d’étudiants que les professeurs remarquaient points, sauf quand un autre élèves s’amusait à se moquer de lui et là encore. Le professeur ne s’occupait pas de lui, mais de l’élève fautif. Non, il n’était pas idiot. Il ne comprenait juste pas, et non plus parce qu’il ne les avait jamais compris, les hommes. C’était pourtant clair. Les gens de son espèce ne s’en prenait qu’au mort, sans dans certaines situations, mais elles n’arrivaient jamais en ville, alors personne ne le savait.

Van Vaughan remarqua le sourire moquer sur le visage de cet inconnu, mais il ne comprenait pas, encore une fois, ce que cela signifiait. Toutes les subtilités à propos de sourire...Pour le moment, il ne chercha pas vraiment à le comprendre. Par manque de temps ? Oui. C’était un des problèmes des vivants. Ils avaient toujours peur de manquer de temps, alors tout devait avancer vite. Un sourire et hop, des paroles. D’ailleurs, ça rejoignait sans doute un peu l’idée de cet homme. Quand on était un Gardien de l’Enfer, le temps n’avait plus la moindre importance alors aucune raison de se presser.


« Les gens sont étranges. » Finit-il par dire. C’était cela sa conclusion ? Magistral ! Comme si jamais personne n’en était arrivé à cette même conclusion. Quand même ! C’était prendre les gens pour des cons, quoi que les gens n’étaient pas juste des gros cons ? Non, sans doute que non car si les gens étaient tous si con, les choses auraient été bien différentes.

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Sevixtus A. Paazlov
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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Mer 25 Juin - 10:25

Le gardien de l’Enfer répétait quelques uns de ses mots. Amusant. Il lui rappelait de plus en plus le comportement d’un enfant. Sevixtus se souvenait qu’avant, dans son autre vie, il s’amusait à apprendre des injures et d’autres mots peu recommandables au fils de sa voisine. Il avait à peine trois ans et répétait tous les mots qui lui étaient inconnus. Pour le plus grand plaisir de Sevixtus. Combien de fois avait-il entendu traiter sa mère de boudin et autre crotte de pigeon ? Combien de fois avait-il entendu cette même mère dire, sur un ton légèrement affolé, « Mais non ! On ne doit pas dire ça ! C’est malpoli ! ». Tant de règles de politesse, que Sevixtus suivait scrupuleusement à la lettre sachant pertinemment qu’il pouvait crier toutes les injures du monde à travers les débuts verbaux laborieux de son petit voisin. Manipuler les gens plus faibles était un jeu très amusant, à l’époque. Une époque révolue, désormais. Le léger sourire de Sevixtus s’effaça, tandis que le Gardien de l’Enfer notait l’étrangeté des gens. Le gérant du Pandémonium ne put s’empêcher de jeter un œil critique sur son interlocuteur. Ce n’était que maintenant qu’il notait ce fait ? Tout était étrange ici. Et pas seulement les gens. Même les Gardiens de l’Enfer l’étaient également. Défendant faiblement sa ‘race’, Sevixtus répondit tranquillement :

« Vous êtes également étrange. »

Ce n’était pas plus futé que ce qu’avait sorti le Gardien de l’Enfer. Bien que la plupart des individus n’auraient pas employé le terme ‘étrange’. La majorité d’entre eux les auraient plutôt désignés comme effrayant, ou monstrueux, ou avec d’autres termes peu affectifs. Etrange dans quel sens ? Dans le sens où il cherchait à comprendre quelque chose. Sevixtus avait toujours pensé que leur rôle se cantonnait à la rechercher des âmes. A part ça, ils erraient pour montrer qu’ils étaient toujours présents, sans se faire remarquer plus que ça. De toute façon, généralement, on les croisait rarement dans la ville. Sauf s’il venait chercher une âme bien sûr. Autant dire que le comportement de celui-ci avait quelque chose de particulièrement surprenant. D’une nature plus que curieuse, Sevixtus demanda tout de même, après quelques secondes de réflexion :

« Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? Pourquoi les gens sont-ils étranges, d’après vous ? »

Un Gardien de l’Enfer pouvait réfléchir apparemment, puisque celui qui se trouvait face à Sevixtus avait défendu seul, l’idée que les gens puissent être étranges. Le gérant du Pandémonium n’avait pas eu besoin de lui susurrer quelques mots à l’oreille dans ce sens. Il n’avait pas eu besoin de l’y orienter. Quoi qu’il en soit, si les Gardiens de l’Enfer étaient assez intelligents pour réfléchir, la frontière entre eux et les êtres humains s’amincissaient de plus en plus. Les différences devenaient peu à peu des points communs. Jusqu’où allait cette similitude ? C’est précisément la question que se posait Sevixtus lorsqu’il demanda de tout-au-tout, sans que cela ait un réel rapport avec ce qu’il avait énoncé avant :

« Avez-vous un nom ? »

Cette chose restait encore floue dans son esprit. Certains disaient que les Gardiens de l’Enfer n’avaient pas de nom, d’autres affirmaient le Gardien qui avait ramassé leur âme leur avait donné un nom diabolique, et d’autres encore, disaient simplement qu’ils gardaient le nom qu’ils avaient eu de leur vivant. De ces trois versions, Sevixtus ne savait où était ou non la part de vérité. Maintenant qu’il avait un ‘spécimen’ devant lui, autant lui demander.

[Hj : Très court, désolée >.< Je manque d'inspi'...]
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Christopher Van Vaughan
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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Sam 5 Juil - 9:17

Lui étrange ? Nan, quoi que peut-être que si en fait, mais comment vraiment le savoir. Après tout, chaque personne était un peu étrange aux yeux d’une autre personne. Il y avait des comportements sur lesquelles on s’entendait que c’était étrange de faire cela, comme faire porter des vêtements à son chien ou alors collectionner les peaux mortes qui se détachait de notre corps. Bon, c’était sans doute plus dégoûtant qu’étrange, mais ce n’était qu’un simple détail… pas si simple que cela finalement. Et il y avait aussi les autres comportements qui pouvaient sembler bien normaux aux yeux de certaines personnes, mais qui étaient totalement étranges aux yeux d’autres personnes. Par exemple, ranger de manière parfaitement aligné et symétrique ses chaussettes ou alors simplement faire son lit. Mais lui, Christopher, il ne faisait rien de cela. Peut-être était-il l’un de ces types qui collectionnait ses poils de nez durant sa vie, mais il était mort aujourd’hui, sans souvenir, alors ça ne pouvait pas être pour cela que l’homme face à lui venait de lui dire cela. Et puis, comment aurait-il pu savoir, advenant le cas que cela aurait vraiment été son cas.

« Ah bon ? Je suis aussi étrange ? Et pourquoi donc ? » Et oui, encore des questions. Il allait devenir fatiguant à force d’en poser tout le temps, mais il était comme cela. Il était sans doute le gardien de l’Enfer qui posait le plus de question. Il aurait mieux fait de devenir l’un d’eux, ceux qui étaient agressif. Mais bon, même si l’homme trouvait que le gardien devenait des plus agaçants, qu’aurait-il pu faire, mis à part s’enfuir à toutes jambes ? Arrêter de lui parler ? Envisageable, mais rien n’aurait pu garantir que Van Vaughan se serait fermé. Tiens, si jamais cet inconnu voulait la lui faire fermer, il n’avait qu’à lui proposer de jouer à un jeu. La loi du silence ? Arrêter de parler le plus longtemps possible ? Ou alors à la cachette ? Christopher se cachait et Sevixtus allait le « chercher » ou, en d’autre terme laisser le pauvre mort se cacher et lui allait sans doute finir sa soirée une bière à la main et une cigarette dans l’autre, ne cherchait absolument pas son partenaire de jeu. Méchant, non, mais rien n’allait garantir que le Gardien n’allait pas se venger. En fait, rien n’allait garantir qu’il allait réaliser que le temps passait et qu’il serait peut-être temps de sortir de sa cachette. Le temps ne comptait plus pour lui.

Mais, en même temps, il savait que l’homme lui avait aussi posé une question avant qu’il ne pose ses propres questions et la moindre des choses étaient de lui répondre. Il n’avait pas tout perdu de ses bonnes manières, quoi qu’il n’ait pas grand-chose à perdre.

« Je ne sais pas. Leurs comportements face à tout, leur manière d’agir, leur manque de…de…Ils ne pensent pas toujours avant d’agir. Ils sont, non ils ne sont pas raisonnable. » Répondit-il. En fait, sa phrase n‘avait pas sortie comme il l’aurait souhaité parce qu’il n’avait pas trouvé le mot qu’il cherchait. Ça lui arrivait de temps en temps, mais ça ne datait pas de hier.

« Ai-je un nom ? Oui, je crois que c’est Christopher. Christopher Van Vaughan, le nom que j‘ai eu à ma naissance, mais il y a longtemps que je n’utilise plus vraiment ce nom » Sauf qu’il ne l’avait pas oublié. Il s’en souvenait, même si plus personne ne l’utilisait, même si plus personne ne daignait le lui demander.

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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Mer 16 Juil - 10:22

« Ah bon ? Je suis aussi étrange ? Et pourquoi donc ? »

Le Gardien de l’Enfer venait de lui retourner sa propre question. Que répondre à ça ? Vous êtes étrange parce que vous vous comportez d’une manière étrange ? Parce que vous posez des questions, lorsqu’on ne s’y attend pas ? Parce que, dans un sens, vous êtes plus humain que la majorité des gens que j’ai rencontrés ? Sevixtus fixa pendant quelques secondes le Gardien de l’Enfer, avant de lui répondre, tout en cherchant calmement ses mots :

« Vous vous comportez d’une manière bizarre. Je ne m’attendais pas à vous voir tranquillement parler avec moi. Vous savez, vous avez une étiquette de ‘mort’ collée sur vous. Je pensais que vous ne saviez faire que ça. Prendre les âmes des mourants. Mais vous posez des questions, vous vous intéressez aux ‘humains’. Vous êtes étrange parce que vous vous comportez d’une manière humaine. Alors que vous n’êtes plus humain. Tout du moins, c’est ainsi que mes semblables vous considèrent. »

Comment lui expliquer ce qu’il ressentait ? Il ne trouvait pas les mots qui convenaient à la situation. Comme si son vocabulaire n’était pas assez étoffer pour qu’il puisse répondre convenablement à la question qui lui était posée. Qu’importe. De toute façon, le Gardien de l’Enfer répondait, en retour, aux questions qu’il lui avait posées. Visiblement, il avait tout autant de mal que lui à donner une réponse convenable. Pourquoi les hommes étaient-ils étranges ? Parce que leurs actes étaient déraisonnés, parce qu’ils ne pensaient pas toujours avant d’agir. Amusant. Dans un certain sens, c’est exactement pour ça que Sevixtus trouvait son interlocuteur étrange, parce que d’après lui, le Gardien était programmé pour effectuée une seule tâche, et qu’il déviait de celle-ci en discutant avec lui. Bon, il est vrai que le Gardien paraissait plus réfléchit que la plupart des hommes. Il parlait avec Sevixtus en toute conscience de cause. Mais tout de même, pour le gérant du Pandémonium, ce n’était pas l’attitude ‘normale’ que devrait avoir un Gardien de l’Enfer. S’il pouvait considérer qu’attitude normale, il y avait. Car après cette petite discussion, tous les a priori que Sevixtus pouvait ressentir vis-à-vis des Gardiens de l’Enfer semblaient être effacés…

« Enchanté, Christopher Van Vaughan. Je suis Sevixtus Paazlov. »

Ah. Nouveau point qui venait compléter sa ‘fiche d’information’ sur les Gardiens de l’Enfer. Ils avaient un nom. Celui-ci, en l’occurrence, se prénommait Christopher Van Vaughan. Il portait le nom qu’il avait eu lors de sa naissance, c’est-à-dire durant sa vie d’avant. Mais visiblement, cela semblait lui demander un certain effort pour s’en rappeler. Comme si les souvenirs liés à ce nom étaient lointains, presque perdus. Mais c’était également un signe, que des bribes de son ancienne vie pouvaient subsister dans sa mémoire. Intéressant… Et pouvait-on bluffer un Gardien de l’Enfer ? Voyons : le pouvoir de Sevixtus fonctionnait en grande partie sur les souvenirs de la personne, sur laquelle il s’exerçait. Si le Gardien de l’Enfer possédait encore quelques bribes de souvenirs de son passé, il pourrait s’appuyer dessus, et voir si son pouvoir fonctionnait sur lui. Il se concentra donc sur les pensées de Christopher. Des images lui vinrent à l’esprit, toutes associées à un sentiment. Il prit un visage simple. Celui de Christopher Van Vaughan, lui-même. Il passa une main devant son visage puis demanda tranquillement :

« Et qui voyez-vous, désormais ? Vous-même ? Ou Sevixtus Paazlov ? »

Si l’illusion marchait sur lui, le Gardien de l’Enfer aurait dû entendre sa propre voix résonner à ses oreilles, et voir son propre visage apparaître devant lui. L’illusion ne fonctionnait pas sur Sevixtus lui-même : quoi que soit l’illusion qu’il exerçait sur qui que ce soit, il entendait toujours sa propre voix, et se voyait toujours tel qu’il était réellement. Il ne pouvait donc jamais réellement savoir si oui ou non, son pouvoir avait fonctionné.
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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Dim 20 Juil - 10:58

Pour certaines personnes, l’étiquette qu’ils trainaient était « Geek », « Pétasse », «Sportif sans cervelle », « NERD », « Rat de bibliothèque», « Personne satanique » et, pour d’autre, c’était mort. En fait, toute personne trainait sans doute une étiquette qui lui était scotché en plein visage. Par moment, c’était bel et bien ce qui la représentait, mais, d’autre fois, ce n’était pas du tout le cas. Mais bon, dans le cas de Christopher, il ne pouvait pas vraiment remettre en question cette fichu étiquette à la noix qui lui était accroché en plein visage, juste à la hauteur de son front.

D’ailleurs, c’était sans doute un peu étrange, mais il se rappela soudainement une série qu’il avait vue sur le net. C’était qui déjà le nom de celle-ci… Dead like me. D’ailleurs, c’était étrange qu’il ne s’était pas rappeler de cela avant ce jour, avant cette discussion. Enfin, si l’on pouvait vraiment appeler cela une discussion, quoi que comme il se parlait normalement, on pouvait son doute nomme cela comme cela. Mais bon, pour revenir à cette série télé, il se rappelait ce qu’il s’était dit en voyant le premier épisode de la série : « Ça a l’air intéressant d’être mort finalement ». Mais maintenant qu’il l’était, les choses étaient différentes, bien déférente. En fait, on n’imaginait sans doute pas les choses comme cela, avant que cela n’arrive. Sauf que, il devait quand même mettre un grain de sel dans cette histoire. Il était dans cet état à cause du lieu de sa mort. Les choses étaient peut-être différentes sur Terre.


« D’accord, je vois.» Seulement quelques mots, seulement trois mots pour lui répondre trois mots qui en font ne voulaient pas dire grand-chose. Combien de fois les gens disaient qu’il comprenait bien une chose alors qu’il ne comprenait absolument rien ? Cette foi-ci, c‘était un peu dure de savoir s’il avait réellement compris ou non. Si, même pour lui, c’était un peu compliqué à saisir. L’histoire de l’étiquette ? No problemo. L’histoire d’être humain alors qu’il n’était plus humain ? Non, rien saisis. Alors, pourquoi mentir. Parce que. Et oui, juste parce que, mais, dans un sens, s‘il aurait été plus attentif à lui, il aurait compris que c’était de cela que Sevixtus parlait. Être humain alors qu’il ne l’était plus Le mensonge, ça faisait partie des hommes.

« Sevixtus. Sevixtus ? » Répéta-t-il, comme sil avait du mal à croire qu’une personne pouvait porter un tel prénom. Allons, donc, vous n’allez pas lui faire croire que ça se prononçait facilement et que c’était nécessairement beau à l’oreille. D’ailleurs, il était possible que l’homme en question prenne conscience de cela et qu’il se vexe, mais comme on disait, ce n’était pas les enfants qui choisissaient leur prénoms parce qu’il y avait tout à parier que 99% d’entre eux n’aurait pas celui ou ceux qu’ils portaient. Mais bon, chose intéressante, monsieur Paazlov devait sans doute apprécier quand même son prénom puisqu’il l’avait gardé dans ce monde. Un nouveau venu ? Vu la manière dont il répondait à ses questions que Van Vaughan posait et aux questions qu’il posait depuis leur rencontre, difficile à croire.

Puis, vient un étrange geste de la part de l’homme. Il passa sa main devant son visage, avant de poser une question qui, franchement, était assez ridicule. Pourquoi il aurait du se voir ? Ce n’était pas lui-même qui était en face de lui, mais bien cet homme à la chevelure blonde.


« Sevixtus. Mais pourquoi cette question si étrange et dénué de sens ? » Finit-il quand même par répondre, prenant tout de même soin de poser une question par la même occasion. Il n’allait tout même pas se gêner.

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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Mar 5 Aoû - 7:05

On ne choisit pas ses parents. Pas plus qu’on ne choisit son prénom. Pour les deux choses, Sevixtus en savait quelque chose. Il aurait préféré être placé dans un orphelinat, jusqu’à ce qu’il soit en âge de choisir. Puis on l’aurait emmené dans une boutique où des couples proposaient d’offrir leur amour à un enfant. Il aurait choisit un de ses couples, vérifié que celui-ci se comportait correctement avec lui. Et il aurait alors dû se trouver un prénom. Avec ses nouveaux parents, il aurait écumé tous les divers bouquins offrant des milliers et des milliers de prénoms de garçon, expliquant même leur signification, avant d’en choisir un. Mais le magasin où on pouvait louer des couples de parents n’existait que dans l’imaginaire d’un gamin de sept ans qui vient juste de recevoir les coups de son père. Tout comme le choix du prénom lui venait juste à l’esprit juste après l’un des innombrables moqueries reçues.

Aujourd’hui, tout cela appartenait au passé. Le fait que Le Gardien des Ténèbres répète deux fois son prénom le fit sourire. Très légèrement. Ce fut à peine plus qu’un crispement de lèvres. Il y a quelques années, il se serait énervé, lui aurait demandé qu’est-ce qu’il avait à redire à son prénom. Désormais, il semblait l’avoir accepté. Il s’amusait presque de l’effet qu’il produisait sur ses interlocuteurs. Oh. Les plus curieux ne l’appelaient que par son deuxième prénom Andrew. Sa ‘couverture’. Mais en l’occurrence, Christopher ne lui était d’aucun danger. On pouvait le classer dans ce monde, comme une personnalité ‘Neutre’. On ne pouvait pas l’acheter. Et on ne pouvait pas tenter de lui arracher des informations par la douleur parce qu’il ne ressentait rien. Alors à quoi bon se cacher ? Pour une fois qu’il pouvait s’ouvrir en toute sincérité.

Il oublia ses histoires de prénom pour se concentrer sur son pouvoir. Christopher n’en voyait aucun des effets supposés. Sevixtus murmura un simple :
« Bizarre », avant de tourner son regard sur la rue. La voix du Gardien de l’Enfer lui parvint aux oreilles. Il ne comprenait pas la manœuvre de Sevixtus. Quoi de plus étonnant ? Sevixtus, le premier, ne savait jamais à quoi s’attendre du pouvoir des autres et était toujours surprit lorsqu’ils s’en servaient contre lui. Et lui demandait des explications. Quoi de plus étonnant ? Depuis le début, Christopher faisait preuve d’une curiosité sans faille à son égard. Les questions succédaient aux réponses qu’il lui apportait. Sevixtus se tournant vers lui, se montra des plus énigmatiques en lui déclarant :

« Parce que vous nous ressemblez tellement d’un côté, et d’un autre absolument pas. »

Il avait de nombreuses facettes du comportement humain. Notamment la curiosité. A côté de ça, Sevixtus doutait que Christopher puisse éprouver de la colère, de la haine, ou même de l’amour à l’égard de quelqu’un. Et surtout, le Gardien de l’Enfer était insensible à ses pouvoirs. Dommage. On ne pouvait pas duper un Gardien de l’Enfer. Les choix s’offrant à lui auraient pourtant été très intéressants… Légèrement déçu, Sevixtus plongea sa main dans sa poche à la recherche de son paquet de cigarettes. Il tira ledit paquet de la poche, et l’ouvrit, prêt à en saisir une cigarette. Il suspendit son geste, sembla se raviser et ferma finalement la paquet sans rien prendre, avant de le ré-enfouir dans sa poche, tout en marmonnant :

« Dans ce jeu, enfin cette réalité, vous êtes probablement le pion le plus puissant. Dommage que vous soyez dénué d’esprit stratège. Vous pouvez tout faire sans risquer votre vie. Vous pourriez probablement réussir à sortir de là, si vous le souhaitiez. » Il planta son regard dans celui de Christopher et ajouta : « Mais vous ne le souhaitez pas, n’est-ce pas ? A quoi bon. Vous n’êtes pas destiné à ça. » Un genre de sourire s’afficha sur ses lèvres tandis qu’il ajoutait : « De nombreuses personnes souhaiteraient être capables de quitter les lieux. Elles ne le peuvent pas. Elles n’ont pas ce pouvoir. Vous qui ne le souhaitez pas pourriez probablement le faire. C’est risible. »

Il n’attendait pas spécialement une réponse. C’était plus un discours personnel, un monologue qu’il se faisait à lui-même, une réflexion prononcée à haute voix.
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MessageSujet: Re: Flying with nobody et without answer   Ven 5 Sep - 14:35

Tout comme le monde qui les entourait, que celui-ci soit le monde un peu plus humain ou un peu plus mutants, le caractère d’une personne était en constante évolution. Bien peu de gens garait exactement le même caractère tout au long de leur vie. Diverses choses, divers évènements venait le modifier, forçait les gens à changer pour s’adapter ou pour ne pas souffrir. Bien sûr, les gens n’en prenait, comment dire, ah oui n’en prenait pas toujours conscience parce que cela avait une certaine tendance à se faire discrètement, mais il suffisait simplement de penser à il y avait quelques années pour s’en rendre compte. Lorsqu’une personne avait huit ans, elle n’état pas du tout la même que lorsqu’elle avait 15 ans de plus, soit lorsqu’elle était rendue à vingt-trois ans. Et en quoi ceci avait une quelconque utilité dans cette histoire ? En rien, mais par contre, on pouvait dire ceci avait un quelconque intérêt. Voyez-vous, pas mal de gens avait énormément changé depuis leur arrivé ici. Par beaucoup, il n’y a aucune exagération. Bref, tout cela mis ensemble va finir par donner une réponse claire à tout cela, à un moment donné, dès que tous les morceaux seront mis en place. Continuons. Les gens qui se retrouvèrent ici ont, dans la plupart des cas, sauf pour Christophe qui n’en a jamais vraiment eut une, laissé une vie derrière eux. La famille, les amis, eux, ils n’ont jamais eut connaissance de l’évolution du caractère de la personne qui s’est retrouvé ici. Alors, si elle finissait par retourner un jour chez elle, ces gens pourraient être vraiment très surpris par le changement de caractère de cette personne qu’ils croyaient connaître. Voilà ! Les gens ne prenaient pas vraiment conscience de ce détail qui, pour être franche, était un aussi petit détail insignifiant que d’oublier d’installer des freins sur une voiture de course. Vous voyez le genre. Un bel accident. Et alors ? Bah, pas mal des gens qui se trouvaient ici rêvaient du moment où il serait de retourner chez eux, mais tout ce à quoi ils ont passé ne se passerait pas vraiment de la manière souhaiter et les gens pourraient facilement et rapidement se faire désillusionner. Alors, leçon de la vie numéro cent quatre-vingt : N’oublier jamais qui vous êtes réellement. T’as entendu cela Christopher ? Dommage qu’il soit trop tard pour toi.

Mais allons, il n’y avait pas de quoi être trop triste de cela. De toute manière, il était à peu près trop tard pour lui partout. Il ne pouvait plus sentir les chauds rayons du soleil contre sa peau, quoi qu’ici c’était un peu difficile. Il ne pouvait lus ressentir le doux murmure du vent au feuilles des arbres. Alors, il n’y avait pas de quoi êtr4e réellement triste. De toute manière, il ne devait même plus réaliser cela, alors ça ne le dérangeait certainement plus. Et puis, avant d’être triste pour une personne, il faut sans doute vérifier si celle-ci est vraiment triste pur ce qu’elle n’a plus.

Pendant qu’il répondait à la question de l’homme. Le Gardien de L’Enfer le vit regarder vers la rue. Qui avait-il d’intéressant ? Ça c’était difficile à répondre. Les hommes trouvaient parfois des choses intéressantes, alors, qu’en fait, elles étaient futiles et sans intérêt. Par contre, cette fois-ci, il ne lui posa aucune question. Il n’avait pas envie de savoir ce qu’il regardait ? Bien sûr qu’il ne mourait d’envie, mais, voyez-vous, il était un peu difficile de poser une question quand la personne décidait de se retourner vers vous et de finalement ajouter des mots à ce que vous venez de dire. Enfin, ajouter des mots. C’était plutôt répondre à ce qu’il venait de lui dire. De son côté, il n’ajouta rien. Il trouvait que le tour du sujet avait finalement était fait ? Il était bien rare que l’on finissait vraiment par faire le tour d’un sujet. Il y avait toujours un petit quelque chose qui pouvait se faire ajouter, mais, pour le moment, il n’avait pas encore trouvé ce petit quelque chose en question. Il était vrai que ce que venait de dire Sevixtus était assez paradoxal, mais mis à part cette évidence… Justement, c’était le silence total. Alors, il se contenta simplement de fixer l’homme, un air innocent dans les yeux, presque comme s’il n’était plus tout à fait présent, mais on pouvait facilement affirmer, sans se tromper, que c’était effectivement le cas. Il devait avoir l’air d’un parfait idiot, mais est-ce que cela le dérangeait ? Pas le moindrement du monde. Il avait passé le stade de « Qu’est-ce que les gens pensent de moi ? » depuis un bail. Mais pour l mutant en face de lui ? Très bonne question, mais il devait plutôt ne pas trop s’en soucier puisqu’il était encore devant lui, puisqu’’il ne s’était pas sauver en courant quand il l’avait aperçu dans la rue. Ou alors il voulait simplement que les gens pensent qu’il était achement courageux de rester en face d’un tel monstre.

L’homme finit par recommencer à parler, mais cette fois-ci, ce qu’il disait était l‘un tout autre ordre, enfin, si l’on peut dire cela comme cela. C’était assez drôle de voir la réflexion qu’il venait d’avoir. Une réflexion qui était très intéressante. Il n’était pas le premier à penser cela, mais on ne pouvait pas dire non plus que c’était le 100 000 000 ème non plus, seulement quelques personnes avait déjà fait cette réflexion devant lui, deux ou trois seulement, alors que… Son regard sembla devenir un peu moins vide qu’il y avait quelques instant, mais il ne bougea pas du tout, laissant ses bras pendent mollement le long de son corps.


« Je dois dire que c’est intéressant comme théorie. » Juste cela. Simplement cela comme réponse ? Il était tombé sur la tête ? Non, pas vraiment. Pas du tout en fait. Il avait simplement une raison de dire cela. Et oui, une raison, aussi étrange que cela puisse paraître.

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